Lac de Paladru

Posted by Marie LC (Voiron, France) on 2 June 2009 in Landscape & Rural and Portfolio.

Le lac de Paladru (à 15 min. de chez moi) est un lac naturel glaciaire des pré-Alpes. Aujourd'hui, cinquième lac naturel de France, il était, avant l'annexion de la Savoie en 1860, le plus grand lac naturel de France. Il est souvent désigné sous le terme de Lac Bleu par ses riverains.
Il est situé dans le département de l'Isère et plus précisément dans la région des collines miocènes du bas-Dauphiné, appelée Terres Froides, approximativement entre les villes de Voiron et La Tour-du-Pin. Il s'étend selon une orientation Nord Est-Sud Ouest sur 5 300 m, pour une largeur de 950 m. Il a une profondeur moyenne de 25 m, avec un maxima de 36 m. Le volume d'eau qui contient est de 97 millions de m3. Il est situé à 492 m d'altitude. Cinq communes se partagent le littoral. Ce sont, dans le sens des aiguilles d'une montre: Charavines (à la pointe Sud), Le Pin, Paladru (qui lui a donné son nom pour en avoir la plus grande part, à la pointe Nord), Montferrat et Bilieu. Les plages se situent aux deux extrémités; les rives latérales ont une forte déclivité. Le bassin du lac est un facteur d'unité et donne une image d'authentique "pays" au sens géographique du terme.

Le lac est le produit du surcreusement par le glacier du Rhône sur un dépôt Miocène à dominance calcaire du Bas-Dauphiné. Lors du retrait au moment du réchauffement würmien, il y a 12 000 ans, le barrage morainique du Guillermet a formé le lac. Cette origine est perceptible par la présence, au sommet des collines environnantes, de blocs erratiques, arrachés aux sommets des Alpes et abandonnés à des altitudes de 800 m lors du retrait du glacier. Un témoin impressionnant appelé Pierre Beau Soleil ou Pierre de Libre Soleil (6 m de long sur 4,50 m de large et haut de 2 m) est visible au-dessus de Bilieu. Il faut noter la forme d'auge caractéristique des deux vallées contiguës au lac de Paladru, la vallée de la Bourbre et la vallée d'Ainan qui démontre l'origine commune des Trois-Vals. Les langues glaciaires du Rhône y rencontraient celles du glacier de l'Isère au débouché de la cluse de Voreppe et ont conduit à la constitution de bourellets morainiques et de plusieurs seuils dont celui de Charavines (au lieu-dit Le Guillermet).

Son alimentation se fait par deux ruisseaux : le Courbon du côté de Montferrat et le Chantabot (ou Surand) du côté de Le Pin, émissaire de l'étang du Vivier. Un apport par des sources sous-lacustres est attesté par l'importante différence entre la somme des débits entrants et le débit sortant. Il donne naissance à la Fure dont le nom évoque la violence du torrent primitif. La Fure se jette après un parcours d'une vingtaine de kilomètres dans l'Isère à Tullins, après avoir traversé Rives, ville renommée au Moyen Âge pour la qualité de ses épées. Le vallon de la Fure a connu du XVIIIe au début du XXe un destin industriel prospère (aciéries, papeteries). Une prise en surface et un éclusage furent aménagés en 1869 pour réguler le cours de la Fure en saison sèche et permettre l'exploitation de toutes ces usines.

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Nikon D80
1/250 second
F/8.0
ISO 100
27 mm (35mm equiv.)

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